Le Koweït commande 30 hélicoptères militaires Caracal

Le ministère de la Défense de l’État du Koweït a signé ce jour en présence du ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian, un contrat avec Airbus Helicopters pour l’acquisition de 30 hélicoptères Caracal destinés à l’armée koweitienne et à la garde nationale du Koweït. Ces hélicoptères sont utilisés notamment par les forces spéciales françaises et sont capables de transporter jusqu’à 28 commandos. Ce contrat, d’un montant de plus d’un milliard d’euros, s’inscrit dans le cadre d’une relation stratégique entre le Koweït et la France qui s’est bâtie au fil de plus de 30 ans d’engagement de la France aux côtés de l’Émirat notamment lors du conflit qui a suivi l’invasion du Koweït en 1990. La France a par ailleurs toujours un accord de Défense avec le Koweït. En octobre 2015, la France et le Koweït ont signé un accord et des lettres d’acceptation portant sur trois volets de contrats d’armement terrestre, aérien et maritime, pour un montant estimé à 2,5 milliards d’euros.

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Après le Brexit, quel avenir pour l’Europe de la Défense ?

«L’objectif doit être de porter l’effort de défense à 2 % du PIB, ce pourcentage étant le seuil minimal fixé par l’OTAN », insistent les députés Joaquim Pueyo et Yves Fromion dans un récent rapport (*). Les États-membres, à la seule exception du Royaume-Uni, sont aujourd’hui loin d’atteindre ce seuil, y compris pour les pays les plus impliqués en matière de Défense. C’est ainsi que, selon le ministère de la Défense, en 2014, si les États-Unis consacraient 3,4 % de leur PIB à la Défense (hors pensions), ce pourcentage n’atteint que 1,5 % en France et en Pologne et seulement 1,1 % en Allemagne. Au niveau de l’Union, les dépenses consacrées à la Défense ne représentent que 1,2 % du PIB. « Il va sans dire que sans un effort supplémentaire, l’Union européenne ne pourra jouer un rôle majeur sur la scène internationale, ni atteindre les objectifs fixés par la nouvelle stratégie ».

Même si l’année 2015, marquée par les attentats de Paris, la multiplication des crises et la montée générale de l’insécurité internationale, a vu les budgets consacrés à la Défense augmenter dans plusieurs États-membres, notamment en Allemagne, en Pologne et dans les Pays Baltes, il est évident que les États-membres ne pourront pas seuls, indépendamment les uns des autres, mobiliser les sommes considérables qu’exigent les programmes d’armement modernes.

C’est pourquoi la Stratégie devra réaffirmer la nécessité d’une coopération entre les États-membres, à la fois pour identifier les lacunes capacitaires (parmi lesquelles le ravitaillement en vol, les transports intra-théâtre…) et développer leurs capacités respectives selon une programmation cohérente. L’Agence européenne de Défense (AED) aura un rôle majeur à jouer dans la mise en oeuvre de cette politique de renforcement en commun des capacités de Défense de l’Union. Le rôle de l’AED est également important en matière de recherche puisqu’elle est en charge de l’Action préparatoire du futur programme de recherche européen consacré à la Défense et à la sécurité à partir de 2021.

D’une manière générale, 20 % des 2 % de PIB consacrés à la Défense devraient l’être à la recherche et au développement, à la fois pour améliorer l’efficacité des armements mais également pour soutenir l’industrie européenne de Défense. En effet, si le renforcement des capacités de Défense européenne a pour objectif l’autonomie stratégique de l’Union, cette dernière serait réduite à néant si les Européens devaient se fournir à l’étranger – notamment aux États-Unis, faute d’une industrie européenne performante. Préserver les capacités industrielles de l’Union en matière de Défense et de sécurité doit aussi être un objectif mentionné en tant que tel dans la stratégie.

(*)Assemblée nationale. Rapport d’information sur la nouvelle stratégie européenne globale en matière de politique étrangère et de sécurité par Joaquim Pueyo et Yves Fromion.

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MRTT : Airbus vise 85 ventes d’ici à 2025

L’A330 MRTT d’Airbus se porte plutôt bien avec 49 commandes de la part de 7 nations (*), soit 85 % du marché mondial. Vingt-sept ravitailleurs MRTT sont aujourd’hui en service dans 4 armées de l’Air (Emirats arabes unis, Arabie Saoudite, Australie, et Grande-Bretagne). Il s’agit d’un marché certes étroit, mais à forte valeur ajoutée. Et les perspectives de ventes sont au vert : 85 commandes au cours des dix prochaines années dont 25 avions pour la zone Asie-Pacifique, 25 pour le Moyen-Orient, 20 appareils en Europe et 15 pour le Canada et les pays d’Amérique Latine. A cela pourrait s’ajouter une « nouvelle » commande des Etats-Unis alors que Boeing est à la peine (délais et surcoûts) avec son pro­gramme d’avions ravitailleurs KC-46 Pegasus destinés à l’US Air Force. Dans le cadre de ce contrat de $49 milliards initialement remporté par Airbus, Boeing doit fournir 179 appareils KC-46. Les 18 premiers avions devaient être livrés d’ici août 2017 mais ils ne le seront désormais que progressivement jusqu’en janvier 2018 sans être pleinement opérationnels avant octobre de cette même année. La porte du Pentagone n’est pas fermée pour Airbus. « Le Pentagone nous a fait le plus beau cadeau en nous accordant ce contrat en expliquant que notre avion était le meilleur, puis, en nous le retirant pour le donner à Boeing et sans expliquer pourquoi ! », s’amuse un familier du programme européen. (*) Australie, France, Emirats arabes unis, Arabie Saoudite, Corée du Sud, Singapour, Grande-Bretagne.

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Gare à la politique de l’autruche ! La chronique de Charlemagne

Il est devenu de bon ton de brocarder l’Union européenne et d’afficher son scepticisme quand on prête encore à celle-ci des ambitions dans le domaine de la défense. Quatre réalités alimentent à Paris ce moulin des eurosceptiques :

L’impression de surplace donnée par les initiatives prises pour donner de la substance à l’agenda militaire de l’Union Européenne.

La recrudescence des opérations extérieures où la France est engagée qui nourrit un discours centré sur l’autonomie et la souveraineté.

Les succès remportés par l’industrie française à l’exportation qui confortent ce sentiment d’indépendance et de supériorité.

Les difficultés rencontrées par les gros programmes d’armement en coopération en phases de développement comme de production.

Cette situation se trouve, en outre, exploitée par une phalange europhobe qui, croyant invoquer les mânes du Général de Gaulle, en profite pour remettre au goût du jour une vision foncièrement nationaliste de la politique de défense. Il semble loin le temps où un Livre Blanc formulait comme une incontestable évidence la théorie des trois cercles, dont celui de la dépendance mutuelle acceptée entre partenaires européens. Certains, y compris au niveau politique, veulent malgré tout y croire et, pour illustrer la vitalité de l’Europe de l’armement, citent avec conviction la coopération franco-britannique ou – depuis 15 ans… -, le projet de drone de surveillance européen. D’autres enfin déplorent la faiblesse des budgets militaires de nos partenaires, faisant mine de croire que l’augmentation de la dépense va favoriser les rapprochements alors que la logique suggère plutôt l’inverse. La vérité, c’est que l’autruche et Gribouille sont les géniteurs de ces positions à courte vue :

Nos succès à l’exportation sont naturellement un élément très positif pour nos entreprises et notre balance commerciale. A l’échelle de la programmation, ce n’est pourtant qu’une poire pour la soif. La preuve en est que pour honorer les commandes les plus importantes, on prélève des matériels destinés aux armées françaises que la LPM ne permet plus de financer.

La coopération bilatérale avec le Royaume-Uni est un acquis indiscutable. Force est cependant de reconnaître qu’elle est antinomique de toute avancée européenne élargie à d’autres pays, puisque, BREXIT ou pas, Londres y est hostile. On ajoutera que le Traité de Lancaster House est construit sur un respect absolu des souverainetés nationales, interdisant en pratique toute initiative ne respectant pas un strict équilibre entre les deux partenaires.

Les causes des déboires rencontrés dans les programmes en coopération sont connues : empilement des exigences techniques, gouvernance éparpillée du pilotage étatique, accord entre industriels fondé sur le juste retour. Etrangement, ces maux sont d’ailleurs en germe dans le projet de drone qui se met actuellement en place entre la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne…

La difficulté de mise en œuvre des projets à plusieurs ne suffit pas à en démontrer l’inanité : il est en effet acceptable qu’ils soient plus coûteux dès lors qu’ils permettent à chacun des participants de réaliser une économie par rapport à une solution nationale. Grisé par les récents succès du Rafale à l’export, on oublie parfois un peu vite à Paris que l’Eurofighter a été vendu à ce jour à plus de 700 exemplaires…

Quant aux problèmes techniques rencontrés par l’A400M, ils sont somme toute assez comparables à ceux qui affectèrent l’entrée en service d’aéronefs militaires d’une complexité équivalente : l’urgence du besoin opérationnel et la dimension multinationale de ce programme en amplifient simplement la perception.

L’équation budgétaire enfin est simple, même si les succès à l’export ont retardé un peu le couperet qui nous menace : les industriels du secteur viennent de diffuser un argumentaire mettant en évidence la nécessité impérieuse, pour maintenir leurs capacités, de porter le budget d’équipement du ministère de la défense de 17 à 24 milliards d’Euros. Cette revendication sera abordée dans le cadre de la campagne présidentielle : il n’est pas certain qu’elle reçoive un accueil unanimement positif…

Oui, la coopération est ‎une solution pour répondre à nos besoins capacitaires, à condition de fonder les programmes sur des règles saines, respectant l’impératif d’efficacité industrielle et laissant aux entreprises la responsabilité des choix critiques. « La coopération est ‎une solution pour répondre à nos besoins capacitaires, à condition de fonder les programmes sur des règles saines, respectant l’impératif d’efficacité industrielle et laissant aux entreprises la responsabilité des choix critiques ».

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Guillaume Faury(*) : «Aujourd’hui les hélicoptères sont le facteur clé du succès des opérations militaires» (*)Président d’Airbus Helicopters

Vos hélicoptères sont aujourd’hui engagés en OPEX, quels sont les retours d’expérience ?

Je note que là où nos hélicoptères sont engagés, que ce soit sur des terrains de défense ou de sécurité, et ils le sont beaucoup en ce moment, les hélicoptères sont le facteur clé du succès des opérations militaires. Les principales forces armées et de sécurité considèrent qu’elles ne peuvent plus opérer sans soutien, sans appui ou sans capacité des hélicoptères pour des missions d’appui, de combat, de reconnaissance ou de coordination.

Dans le domaine militaire, la guerre devient asymétrique, hybride, avec un besoin de déployer rapidement des forces, des compétences et des moyens sur des zones mal préparées et avec très peu de temps pour réagir. Pour cela, il faut des moyens héliportés capables d’opérer dans un environnement hostile, de jour comme de nuit, et par tous les temps. Pour résumer, être capable de déployer des troupes, de se replier, d’amener des moyens et d’être en soutien des forces terrestres ou aériennes. Le principal enseignement que j’en retire c’est que ce qu’on voyait poindre depuis une décennie ou deux sur les spécifications et les capacités des hélicoptères nous l’avons aujourd’hui en grandeur réelle et tous les retours d’expérience, formels ou non, que nous avons avec nos clients confirment que les matériels que nous avons conçus et développés il y a quelques années sont aujourd’hui non seulement appropriés mais totalement indispensables pour réussir les opérations.

Second enseignement, les conditions d’emplois des moyens sont très exigeantes, en termes d’environnement (météorologie, vols jour/nuit, faibles moyens pour soutenir les machines, etc.) et soumettent les hélicoptères à des contraintes très fortes. Donc, la capacité de l’organisation pour le soutien des machines sur les bases arrière en France ou en Europe est un défi pour les forces et nous avons un rôle à jouer très important dans ce domaine. Des groupes de travail tant en France qu’en Allemagne se sont d’ailleurs mis en place pour plancher sur ces sujets clés. Nous sommes passés d’une époque où les clients étaient très exigeants sur l’acceptation des moyens à une époque où ils sont devenus plus exigeants sur la disponibilité de ces moyens qui doit être très très élevée.

Quelles sont les évolutions demandées par les opérationnels ?

Avec nos clients militaires, la demande d’évolutions techniques est permanente. Je noterai tout d’abord la disponibilité des matériels, loin des bases avec des niveaux de fiabilité très élevés pour une utilisation maximale. Cette nécessité opérationnelle entraîne d’ailleurs une remise en cause de certaines missions au sein des Armées qui s’interroge sur la nécessité de conserver ou non des fonctions de logistique, de maintenance ou de formation de base et de se focaliser uniquement sur leurs missions opérationnelles. C’est une tendance lourde et de plus en plus de clients militaires viennent nous voir pour explorer tout ce qui peut-être sous-traité avec des exigences de performances très élevées.

La chaîne NH-90 de Marignane est-elle menacée, faute de ventes export ?

Nous sommes à la moitié du programme et nous allons gagner d’autres affaires dans l’avenir. Le programme NH-90 n’est pas du tout en souffrance aujourd’hui, c’est au contraire un programme qui est en phase de maturité industrielle. Nous avons livré 290 machines à ce jour sur un total de 540. Le carnet de commandes du NH-90 est donc très important et nous ne sommes pas du tout dans un mode préparatoire d’arrêt de la chaîne NH-90.

Propos recueillis par Bruno Lancesseur. Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans la lettre AeroDefenseNews. Abonnement : aerodefensenews@gmail.com

 

 

 

 

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Présidentielle de 2017 : mobilisation des industriels de la défense

Les industriels français de la défense réunis au sein du Conseil des Industries de Défense Françaises (CIDEF) se mobilisent en vue de la prochaine élection présidentielle et ils comptent bien sensibiliser les candidats aux enjeux et aux défis qui attendent ce secteur si les crédits ne suivent pas. Dans un projet de « note blanche » qu’AeroDefenseNews a pu consulter, les industriels estiment qu’un « effort minium à 2% du PIB» est la seule «réponse à la situation actuelle». «L’exemple  britannique montre qu’un sous-investissement chronique et un sur-engagement des forces et de leurs capacités conduisent à terme à une fragilisation de l’outil de défense et à la perte de capacités majeures. Pour y remédier, le Royaume vient d’annoncer un plan majeur d’acquisitions», rappellent les membres du CIDEF. De même, l’Allemagne s’est décidée à accroître son budget de la défense.

Le CIDEF souligne que le budget consacré à l’équipement des forces d’un montant de 17 milliards en 2016 dont 1,1 md pour les infrastructures, 3,6 mds pour le MCO, 3,5 mds pour la dissuasion et 9 mds pour les équipements conventionnels (étude, développement et production) est en recul de 26% par rapport à 1990…Ce budget, jugé insuffisant nécessite «un effort substantiel» qui «doit être engagé à très brève échéance compte tenu des opérations à lancer, sauf à décider l’abandon partiel de l’autonomie stratégique sur des segments capacitaires», soulignent les industriels dans ce projet de note.

Le CIDEF avance quelques pistes comme la progression programmée des efforts dans la dissuasion de 3,5 mds à 5 ou 6 mds pour assurer le renouvellement des SNLE et des vecteurs, l’augmentation du MCO de 3,6 mds à 4,5 mds pour des équipements dont le vieillissement a été poussé au maximum et du fait de l’usure accélérée par un engagement très élevé en OPEX (MCO véhicules et hélicoptères). Le CIDEF espère également une reprise des livraisons de Rafale et la poursuite des livraisons dans le cadre des programmes en cours (FREMM, Barracuda, A400M, NH90, Tigre, notamment), soit un budget de 10 mds. Tous ces contrats ont déjà été renégociés à deux reprises et n’offrent plus de marges de manœuvre.

«L’effort de défense hors pension doit être rapidement porté à 2% du PIB afin, tout en améliorant la condition des personnels et en finançant les opérations extérieures et intérieures, de consacrer au minimum 24 mds par an aux équipements et à la préparation du futur», résume le CIDEF. Tout est dit dans ce projet de note qui devrait servir de feuille de route aux candidats à la Présidentielle de 2017. Pour mémoire, si cela est encore nécessaire, l’industrie de défense en France génère un chiffre d’affaires de 18 mds pour 165.000 emplois directs et indirects.

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L’Europe de la défense en ordre dispersé, jusqu’à quand ?

Le Conseil européen qui se tiendra à Bruxelles le 1er juillet prochain revêt une importance toute particulière pour l’industrie européenne de la défense. En effet, des débats qui se tiendront pourraient ressortir quelques orientations stratégiques clés liées aux ambitions des Européens dans le domaine de la défense et le rôle que les pays de l’Union européenne voudront bien jouer pour relancer, une fois de plus, diront les pessimistes, les bases d’une Europe de la défense. Pourtant, même avec un optimisme mesuré, force est de constater que la construction de l’Europe de la défense s’enlise et qu’elle déçoit faute de résultats tangibles. Cela, alors que la diplomatie de la Russie inquiète les capitales européennes, que les menaces dans le monde augmentent et que la Chine construit patiemment les bases de sa future suprématie qui ne concerne pas seulement le Pacifique. La Marine chinoise, étroitement surveillée par les Etats-Unis, est présente sur tous les Océans et même en Mer du Nord, très loin de ses bases, ce qui est assez nouveau.

Raison de plus pour ne pas baisser les bras et rester optimiste. Le contexte change, et les Européens seraient bien inspirés de définir a minima un positionnement dans le domaine de la défense en Europe en termes d’autonomie stratégique, d’ambition et de capacités. Face à crise en Syrie et en Irak, à la situation préoccupante en Afrique, et à la poussée de la Russie à l’est de l’Europe, les capitales européennes ont réagi en ordre dispersé et l’on a assisté à une cacophonie peu glorieuse qui contribue à ternir l’image que l’on peut se faire de l’Europe unie. « Aujourd’hui, il s’agit de brosser une grande vision de la politique étrangère, de défense et de sécurité, de définir plus largement une stratégie d’action extérieure», expliquait récemment devant la Commission de la défense nationale Nicole Gnesotto, présidente du Conseil d’administration de l’IHEDN. Et elle ajoutait : « L’Union européenne n’a pas besoin d’une stratégie globale de sécurité où tous les sujets sont abordés : commerce, aide humanitaire, affaires étrangères… A l’inverse, elle a besoin d’une stratégie unique en vue d’assurer une sécurité globale, en abordant la sécurité dans toutes ses dimensions ».

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