Liban. Pourquoi le contrat DONAS est prometteur pour les industriels français de la défense

Voilà ce que l’on appelle un contrat bien ficelé et rondement mené. Signé en novembre 2014, le contrat DONAS (Donation Arabie Saoudite) portant sur la vente d’équipements militaires français neufs et de dernière génération, destinés à moderniser l’Armée libanaise est entré en vigueur le 2 mars dernier sous la responsabilité de l’ODAS, société chargée au nom de l’Etat français de la négociation et du suivi des grands contrats à l’exportation. Ce contrat de 3 milliards de dollars financé à 100% par l’Arabie Saoudite va notamment permettre à la France de remettre un pied au Liban face à une prééminence américaine qui s’est ancrée au cours de ces dernières années, et même allemande, en matière de ventes d’armes. Une situation anormale compte tenu des liens historiques qui unissent Paris et Beyrouth. Le ministre français de la Défense devrait d’ailleurs se rendre au Liban ce mois-ci pour la mise en œuvre de ce contrat DONAS. Le contrat est d’importance pour la trentaine d’industriels français de la défense de rang 1 ainsi que pour les sous-traitants.

Les besoins de l’Armée libanaise concernent aussi bien les matériels terrestres que navals et aériens, sans oublier la formation et le maintien en condition de ces équipements. Le contrat DONAS porte notamment sur la livraison de trois patrouilleurs FS56 dotés d’un système de combat fourni par Thales, de sept hélicoptères Cougar armés de canons et de lance-roquettes, des véhicules blindés VAB MK3, des VBC 90, des systèmes de défense anti-aérien Mistral, des drones tactiques de Survey Copter, un système de contrôle du trafic aérien civil et militaire, 5.000 postes radio, des systèmes de surveillance radar GM200 de Thales, etc. Le contrat DONAS est en quelque sorte la reconnaissance de l’implication politique et diplomatique de la France dont les Armées sont engagées avec succès dans la lutte contre les organisations djihadistes comme Daesh, et qui témoigne de l’exceptionnelle relation qui existe actuellement entre Paris et Ryad. Sans surprise, le ministère français de la Défense et les industriels du secteur espèrent de futurs contrats d’envergure avec l’Arabie Saoudite.

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