Le contrat Rafale en Grèce ou le triomphe de la souveraineté. La chronique de Vauban

Le succès du Rafale en Grèce a suscité beaucoup de commentaires : succès de l’avion d’armes (quatrième succès mondial et premier européen), années fastes à venir, etc, mais aucun n’a souligné cette vérité pourtant évidente et éclatante : le succès du Rafale, c’est d’abord et avant tout le triomphe de la souveraineté.  

Souveraineté d’une diplomatie qui a refusé l’alignement sur le lâche abandon de la Grèce par l’Alliance Atlantique, l’OTAN, l’Union Européenne et les alliés de la France (Royaume-Uni, Allemagne notamment) et dénoncé, seule, les menées du Turc qui veut contrôler les routes des migrations et de l’énergie, de la Libye au Caucase, en passant par la Syrie.  

Souveraineté d’un modèle d’armée dont les capacités de projection et les performances ne doivent rien à l’OTAN ni à l’UE, mais tout à ses investissements nationaux menés hors de la structure de l’OTAN.  

Souveraineté industrielle enfin puisque le système d’armes Rafale est un pur concentré du génie industriel français dans l’armement. 

Au bilan, le succès du Rafale en Grèce est l’illustration que la souveraineté paie. C’est bien là le paradoxe gênant de ce contrat grec que de démontrer à ses acteurs politiques tout l’intérêt qu’il y a à mener une politique en tout point contraire à celle qu’ils mènent depuis 2017…

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A propos aerodefensenews

Bruno Lancesseur est rédacteur en chef la lettre bi-mensuelle AeroDefenseNews. Pour nous contacter envoyez votre adresse mail à aerodefensenews@gmail.com
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