Une ouverture majeure du marché indien pour les industriels européens. L’annonce officielle le 27 janvier 2026 d’un accord de libre échange par le Premier ministre Narendra Modi, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Antonio Costa, président du Conseil européen est considéré comme « historique » par les deux parties. Il vient clore plus de vingt ans de discussions pour donner naissance à une zone d’échanges regroupant deux milliards de citoyens. Le traité repose sur une baisse drastique des barrières tarifaires imposées par l’Inde. À terme, les droits de douane sur plus de 90 % des exportations de marchandises de l’UE seront éliminés ou réduits, permettant aux entreprises européennes d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros de taxes par an. Le secteur de l’aéronautique, notamment, est l’un des grads bénéficaires de cet accord et voit les droits de douane disparaître totalement. Une bonne nouvelle pour le constructeur d’avuions régionaux ATR car les droits de douane pour le secteur aéronautique qui pouvaient atteindre 11 %, sont tout simplement supprimés.
Et pour ATR l’enjeu du marché est loin d’être négligeable. La dernière étude d’ATR présentée à Hyderabad, le 28 janvier dernieridentifie un potentiel de plus de 400 nouvelles liaisons régionales avec un potentiel de 35 millions de passagers, et démontre que le marché indien, sensible aux prix et aux coûts de carburant, ne peut être servi de manière optimale que par des appareils tels que les ATR par rapport aux jets régionaux. Selon ATR, l’Inde aura besoin de 210 nouveaux turbopropulseurs d’ici 2044, pour répondre à cette croissance de la mobilité régionale.
Sur les 4,6 milliards de trajets interurbains réalisés chaque année en Inde, seulement 3 % sont effectués par avion. Plus de 90 % de ces trajets font moins de 400 milles nautiques, distance sur laquelle les turbopropulseurs offrent de meilleures performances économiques et des émissions plus faibles que n’importe quel jet régional.
Aujourd’hui, seuls 3 % des trajets interurbains indiens se font par avion, un chiffre très inférieur à celui de pays tels que la Chine ou les Etats-Unis. L’étude d’ATR montre que l’extension rapide du réseau, qui devrait compter 230 aéroports d’ici 2030, pourrait profondément transformer cette dynamique, en rapprochant des millions de voyageurs d’une infrastructure aéroportuaire.